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Il fait un froid de canard et les lampadaires refusent de s'allumer, ce vendredi soir, place François Mitterrand, sur le plateau de Viry-Châtillon. Mais cela n'arrête pas Simone Mathieu, la maire PS. Dans le noir, juchée sur une chaise, entourée d'une poignée d'adjoints et d'une trentaine d'habitants, l'élue se dresse devant une boutique au rideau de fer baissé. C'est là que, depuis la fin des années 1990, était installé un bureau de la police nationale. Un local qui a fermé « en catimini » l'été dernier. « Malgré mes deux lettres au préfet, mon courrier au ministre de l'Intérieur et la motion votée à l'unanimité par le conseil municipal, personne ne m'a donné la moindre explication sur les raisons de cette fermeture, tempête l'élue. Et on ne m'a pas dit non plus s'il était prévu de le rouvrir un jour, alors que ce bureau avait été ouvert à notre demande et qu'il était l'objet d'une convention entre la commune et la police ! » A l'origine, le petit bureau recueillait les plaintes et accueillait les victimes. Mais ces derniers mois, faute de fonctionnaires, les habitants étaient régulièrement réorientés vers le commissariat de Juvisy. « Pour les habitants, c'était un service important, déplore le maire. On nous a déjà enlevé la police de proximité. Maintenant on ferme ce bureau... ce sont les services publics qui désertent, alors qu'ils sont le ciment de la République. » Simone Mathieu va même plus loin puisqu'elle réclame carrément la création d'un « commissariat de plein droit » dans sa commune. « Viry est la sixième ville du département et la seule de sa catégorie à ne pas en disposer. Vous en connaissez beaucoup, des communes de province de 31 000 habitants sans commissariat ? » Une revendication portée également par l'opposition, qui dénonce malgré tout la « récupération politique » de cette affaire, « en plein lancement de la campagne électorale ».
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