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Les socialistes aiment beaucoup augmenter les impôts. C’est pour eux comme une seconde nature puisqu’ils considèrent qu’un citoyen qui paie des impôts est un nanti, un riche, un privilégié. Peu leur importe que le capital constitué soit le résultat d’années de travail et de sacrifice : celui qui a des sous doit payer. C’est le précepte qui anime toute collectivité territoriale gérée par des élus socialistes. Chacun se souvient ainsi des 21 taxes nouvelles créées par Jospin de 1997 à 2002.
En la matière, la majorité municipale de Viry-Chatillon est à l’avant-garde. On se souvient des hausses faramineuses d’impôts votées par la municipalité lors de son mandat précédent. Imbue de sa réélection en mars dernier, l’équipe socialo-communiste est donc convaincue qu’elle peut taxer les Castelvirois comme elle veut, sans aucune crainte électorale. Elle vient d’en donner une nouvelle preuve dans ses orientations budgétaires en programmant une hausse de 12 à 17 % de la fiscalité locale. Fuyant ses propres responsabilités, elle justifie cette mesure en la mettant sur le dos du gouvernement et du désengagement de l’Etat. Elle oublie simplement de signaler que sa Dotation Générale de Fonctionnement est en augmentation, que sa part dans la péréquation de la taxe professionnelle connaît une hausse de 16 %, qu’elle a déjà augmenté pratiquement tous les tarifs des services municipaux, qu’elle vend peu à peu tout le patrimoine communal et qu’elle ne parvient toujours pas à joindre les deux bouts alors que des villes voisines équilibrent leur budget sans avoir recours à des hausses d’impôts aussi scandaleuses. La vérité de cette triple peine infligée aux contribuables castelvirois (hausse des impôts, hausse des tarifs, dilapidation du patrimoine) n’est donc pas économique mais idéologique. C’est pourquoi la municipalité ne tient aucun compte du rapport de la Cour régionale des comptes qui stigmatisait déjà l’année dernière « le poids des emprunts particulièrement important qui impose une lourde pression fiscale et ne laisse qu’une très faible marge de manœuvre pour dégager des ressources ». La municipalité s’en moque, elle continue d’augmenter les impôts pour payer ses dettes et poursuivre sa politique démagogique, que cela soit dans le cadre de la ville ou de la Communauté d’agglomération (CALE). Il est symptomatique que les besoins financiers de la ville continuent d’augmenter sans cesse alors que les transferts de compétences vers la CALE se multiplient (la politique de l’emploi tout dernièrement). D’ailleurs Mme le Maire reconnaissait elle-même l’été dernier que « les transferts de compétences vers la Communauté d’agglomération ont eu pour effet d’augmenter la part des dépenses de personnel dans les dépenses totales de la ville ». N’est-ce pas là la preuve d’une très mauvaise gestion ? Ce n’est donc pas à Matignon ou à Bercy qu’il faut chercher les raisons du matraquage fiscal qui nous est imposé, mais bien dans les bureaux de l’Hôtel de Ville de Viry-Chatillon. Jean-Marie Vilain Conseiller municipal Président du groupe AVLV-UMP-NC-non-Inscrits
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