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Le logement et la gestion de l’eau étaient à l’ordre du jour du conseil municipal du 13 septembre. Des élus de la majorité ayant peut-être besoin d’exister se sont lancés dans des discours grandiloquents pour enfoncer des portes ouvertes. Qui peut, en dehors du président du groupe communiste, engoncé dans son verbiage démodé, ou de l’ex-maire de passage (en route pour la Fête de l’Humanité ?), prétendre que le droit au logement ou à l’eau ne sont que des valeurs de gauche, comme le fut en son temps le « monopole du cœur » ? Ainsi Va La Ville n’a jamais nié la nécessité du logement social et si notre ville peut s’enorgueillir d’être au delà du quota de 20%, c’est grâce à l’action de précurseur menée par Henri Longuet, maire de droite selon le raisonnement binaire (droite et gauche) de nos adversaires politiques. Oui, nous revendiquons cette filiation. Toutes les villes de gauche respectent-elles la règle des 20% ? Pour la gestion de l’eau, l’ex-maire, venu roder ses discours devant un maigre public et l’actuelle maire agacée de cette présence bruyante et indisciplinée, a visé à côté de la plaque. La question était l’adhésion de la ville à une association qui regroupe pour l’essentiel des communes de gauche dont le but avoué est de gérer l’eau en régie directe. Pour notre part, nous ne pouvions cautionner cette mascarade. Il était reproché, entre autres, aux sociétés, qui se partagent l’essentiel du marché de l’eau, de faire des bénéfices et d’en utiliser une partie pour développer des activités à l’extérieur. Même si la gestion de ces sociétés, comme toute œuvre humaine, n’est pas parfaite, même si nous dénonçons aussi les rémunérations exagérées de certains dirigeants, les pays dans lesquels des filiales ont été implantées n’ont-ils pas bénéficié de leur savoir faire et accéléré les processus de l’accès à l’eau ? Nous ne pensons pas que la régie directe soit un gage de transparence et rigueur. Les bureaux d’études missionnés ne risquent-ils pas d’être cousins de ceux qui ont, encore récemment, financé les partis politiques ? Si les coûts d’exploitation étaient vraiment plus bas, cela se saurait ! Ce n’est certainement pas l’unique moyen pour éviter à un Castelvirois les coupures d’eau et, d’ailleurs, le CCAS n’a-t-il pas vocation entre autre à venir en aide aux plus démunis ? Enfin, cette modification importante de mode de gestion soulèverait des problèmes que les élus de la majorité municipale n’ont pas abordés. Comment mettre d’accord les villes qui ont des possibilités de puisage sur leur territoire et les autres ? Comment le maillage des réseaux se ferait-il ? Ce ne sont que quelques questions parmi d’autres. Même la représentante des Verts a tenu, pour une fois, un discours de bon sens, en faisant valoir que les études à confier à cette association seraient forcément orientées et elle s’est logiquement abstenue. Nous partageons sa crainte. Vous pouvez compter sur notre détermination à vous écouter et à vouloir traiter objectivement ces sujets, sans a priori ni position partisane.
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